Il n’était pas vraiment parti, mais après l’Iselp en 2006, on se demandait où il allait débarquer car l’homme est relativement imprévisible.
« Je n’ai jamais envie d’expliquer mes tableaux », a-t-il dit un jour. C’est vrai pour tous les créateurs. On n’explique rien, au visiteur de juger !
En 1986 à la Galerie Hermes (disparue) dans la Petite rue des Minimes, il se penchait sur une certaine jeunesse aux cheveux de toutes les couleurs sur un rythme de rock qui doucement penchait vers le « heavy metal ». Quelques années plus tard, il y avait ajouté un paysage dépouillé et une certaine dynamique de l’environnement (en 1990).
Neuf ans plus tard, plus attaché à l’homme, il croque des silhouettes dans un monde en mutation et ce monde-là, il le connaît. Car Michel Marinus (né en 1960) est enseignant, proche du monde des ados et de leurs problèmes, mais aussi de la BD et de tous les malaises qu’elle dénonce.
Dans une galerie de BD au nom volontairement provocateur, il crie le malaise d’un artiste face à ce new world dont il n’a pas envie de faire partie et auquel il tente d’opposer une pensée de peintre et de créateur. Et ce n’est pas la position la plus confortable. A voir de suite !
